PIVOT 2026 : des engagements concrets pour accélérer l'innovation

Le 27 mars dernier, 600 leaders de l’innovation se sont réunis pour PIVOT 2026. À la fin de la journée, 179 d’entre eux sont repartis avec un engagement concret pour stimuler l’innovation dans le contexte de leurs organisations. La vraie question n’était pas de savoir combien d’engagements seraient pris, mais surtout comment ils allaient se concrétiser. Deux mois plus tard, on commence à avoir la réponse.

Le constat le plus parlant tient en un chiffre: 68% des engagements visent l’extérieur. Plutôt que d’améliorer seulement leur propre organisation, la majorité des participants ont choisi d’agir sur l’écosystème, leurs partenaires ou leurs clients. Le tiers restant porte sur des changements internes, comme revoir une façon de faire ou nommer une personne responsable de l’innovation. Autrement dit, beaucoup sont sortis de la salle en se demandant non pas « qu’est-ce que je peux faire pour moi », mais « qu’est-ce que je peux faire pour les autres ».

On le voit dans ce qu’ils ont écrit. Une consultante s’engage à « fournir des cas concrets de projets à succès mais aussi des échecs dans les municipalités pour encourager la réplication des bons coups ». Du côté du développement régional, un participant promet d’« organiser, en 2026-2027, un atelier qui amènera des entreprises de la région à accéder à des espaces d’expérimentation d’autres régions du Québec ».  

Ces deux exemples disent la même chose: on avance ensemble ou on n’avance pas. 

Outiller, accompagner, faire le lien 

Reste à savoir comment les signataires comptent s’y prendre. Là encore, un chiffre se démarque : 32% des engagements consistent à créer ou à diffuser de nouveaux outils. Vient ensuite tout ce qui rapproche les gens, soit la collaboration entre organisations et l’accompagnement direct des entreprises, qui pèsent ensemble pour le tiers du total. Le reste se partage entre la mise en valeur des bons coups et le lancement de projets concrets. 

Les formulations donnent le ton. Une personne du milieu universitaire s’engage à « réaliser des diagnostics express pour identifier des problématiques et à étudier des cas comparables pour définir et mettre en œuvre un projet pilote d’ici trois mois ». Un dirigeant d’entreprise manufacturière promet d’« imposer à notre équipe exécutive une formation complète en gestion de l’innovation et de l’amélioration continue avant le début de notre troisième trimestre ».  

On sent l’envie de bouger vite: parmi ceux qui ont fixé une échéance, près du tiers se donnent quatre semaines, pas davantage. 

Deux mois plus tard, les premiers résultats 

Une promesse se mesure à ce qu’elle produit. Des échos qui nous sont parvenus depuis le 27 mars, nous retenons que plusieurs participants ont déjà mis leur engagement en route, et que certains l’ont même mené à terme. C’est le cas du Centech, qui s’apprête à lancer trois projets pilotes d’un coup : un dans les mines et les minéraux critiques, un autre en collaboration avec les RSRI, Québec Tech et le MEIE pour aider les start-up à dénicher leur premier client, et un dernier pour accompagner ses anciens participants. Le Réseau québécois en innovation sociale, lui, n’a pas attendu : le 12 mai, à Drummondville, il a profité d’un rassemblement d’entrepreneurs pour parler d’innovation sociale, avec une réception qui a dépassé ses attentes.  

D’autres s’attaquent aux rouages mêmes de l’écosystème. Chez Productique Québec, on a développé une nouvelle approche de vulgarisation de l’écosystème d’innovation pour les nouveaux membres du centre : qui en sont les acteurs, quel langage commun ils partagent et comment l’ensemble fonctionne, pour que chacun puisse mieux s’y retrouver et y contribuer. Un autre acteur de l’écosystème a finalisé un diagnostic sur une chaîne de financement et le rendra public le 11 juin, avec une première liste d’investisseurs à approcher. Ailleurs, un centre de recherche a soutenu cinq entreprises tout en bâtissant un modèle d’industrialisation fondé sur les expertises déjà en place. 

Du côté des entreprises, ça bouge aussi 

Chez les entreprises, dont certaines ont requis l’anonymat, les choses avancent tout autant. Chez Gotzin, une proposition de projet en intelligence artificielle baptisée « L’Atelier-Cabaret IA, de la littératie numérique à l’incubation citoyenne » est presque bouclée, avec l’idée de mettre l’IA au service de l’intelligence collective dans les quartiers. Une autre entreprise a déjà bouclé son engagement : son produit, d’abord testé au Québec, a trouvé un client aux États-Unis et en cherche un troisième en France. Une firme de services a monté une nouvelle offre pour aider les entrepreneurs à adopter l’intelligence artificielle, et en a déjà accompagné six, dont quatre ont modernisé leurs procédés. Une dernière dispose désormais d’une plateforme d’IA opérationnelle, d’abord mobilisée pour le développement de ses affaires. 

On gagne quand tout le monde gagne  

Alors, qu’est-ce que PIVOT a changé ? Le 27 mars, chacun est reparti de son côté avec une promesse. Aujourd’hui, on sait que la suite ne se jouera pas sur un seul but, mais sur une succession de passes. Le succès a toujours quelque chose de collectif. La vraie victoire, c’est d’en faire profiter le plus grand nombre. L’événement voulait être un point de bascule. Le mouvement est bel et bien lancé. C’est en faisant marquer son voisin qu’on fera avancer toute l’équipe. 

La vraie partie se joue maintenant !

La partie continue, et vous pouvez y prendre part. Dans les prochains mois, nous recueillerons les histoires à succès nées des engagements de PIVOT pour les faire rayonner.

Vous avez pris un engagement? Écrivez-nous pour nous le raconter: [email protected] 

Vous cherchez à concrétiser un projet d’innovation? Le site innoveici.quebec vous oriente rapidement vers les meilleures ressources d’accompagnement et de financement pour vous aider à le concrétiser. 

PIVOT n’était que la mise au jeu. La vraie partie se joue maintenant, dans chaque région, chaque entreprise et avec chaque équipe qui décide d’avancer en tirant ses voisins vers le haut.