
Le Baromètre de l’innovation du Québec est un outil unique développé par le Conseil de l’innovation du Québec pour mesurer, suivre et comprendre l’évolution de l’économie du Québec. Il rassemble des données fiables, comparables et actuelles sur la performance des entreprises, des régions et des secteurs, en matière d’innovation.
Mis à jour en continu par le biais d’analyses et de sondages, le Baromètre permet de dégager des tendances, d’identifier les forces et les défis, et d’éclairer les décisions politiques et économiques. Il s’appuie sur une infrastructure technologique collaborative, développée avec un vaste réseau de partenaires grâce à des ententes de mutualisation de données.
La Grande Enquête sur l’innovation dans les entreprises québécoises, réalisée aux deux ans, est un élément phare du Baromètre de l’innovation. Elle donne une mise à jour importante sur les démarches d’innovation des entreprises ainsi que les freins et les motivateurs. Elle permet également d’évaluer où se situe le Québec en comparant notre performance avec celle de l’Ontario, de l’Alberta et de la Colombie-Britannique.
Avec la création du Baromètre, le Conseil de l’innovation a permis au Québec de se doter d’un outil qui permet de suivre l’évolution de son écosystème d’innovation en temps réel. Cela est essentiel pour orienter les politiques, soutenir les entreprises et mesurer nos progrès collectifs. C’est un outil stratégique au service de ceux qui souhaitent innover plus et mieux.
« Le Baromètre de l’innovation est un outil essentiel pour mesurer et stimuler la vitalité innovante du Québec, notamment dans les efforts de lutte contre les changements climatiques. La collaboration étroite et fructueuse entre le CIRODD et le Conseil, qui se poursuit depuis la création même du Baromètre, nous permet de renforcer les indicateurs pertinents et d’accélérer la transition socio-écologique avec des données concrètes et fiables. »
- Mohamed Cheriet, directeur général du Centre interdisciplinaire de recherche en opérationalisation du développement durable (CIRODD)
« Le Baromètre de l’innovation est un outil essentiel pour mesurer les dynamiques régionales et mieux comprendre l’impact de l’innovation au Québec. Issu d’un travail collectif et d’une mise en commun d’expertises, il permet de mettre en lumière les retombées concrètes d’acteurs comme les Centres collégiaux de transfert en technologie (CCTT), en plus de contribuer à bâtir une vision partagée et comparative de l’innovation à l’échelle internationale. »
- Aurélie Licois, directrice Recherche et innovation, Réseau CCTT
Un regard sectoriel pour guider les stratégies d’innovation
En croisant les données publiques issues de divers organismes avec des enquêtes réalisées auprès d’entreprises et d’experts du terrain, le Baromètre met en lumière les enjeux propres à chaque secteur – qu’il s’agisse de l’industrie manufacturière, de la construction, de la santé, de l’agroalimentaire ou des technologies. Ces analyses aident les acteurs à mieux cibler leurs stratégies et à adapter les leviers d’innovation selon les dynamiques propres à leur domaine d’affaires.
Secteurs à l’étude depuis 2023:
- Fabrication d’aliments
- Construction
- Fabrication de machines
- Finances et assurances
- Éditeurs de logiciels
- Aéronautique
- Innovation sociale
« L’analyse sectorielle sur la fabrication d’aliments du Conseil de l’innovation nous a fourni des repères clairs sur les tendances, les enjeux et les leviers d’innovation dans l’industrie. Elle a été une base précieuse pour concevoir un atelier de formation à l’intention des services aux entreprises afin de mieux outiller notre écosystème. »
- Isabelle Rivard, directrice générale, Agro Boréal, Créneau d’excellence
« Le secteur serricole au Québec vient de connaître une phase de croissance rapide grâce, entre autres, à la Stratégie de croissance des serres 2020-2025 du gouvernement. Ce secteur d’activité connaît également une croissance au niveau mondial. En effet, les progrès rapides en matière d’innovation technologique ont propulsé ce secteur et amélioré ses performances. L’analyse réalisée par le Conseil a permis de documenter ce phénomène et de fournir des éléments de réflexion au gouvernement et à l’industrie afin de tirer le meilleur parti de ces innovations et d’accroître l’autonomie alimentaire du Québec ».
- Julie Ouellet, agronome, M.Sc., Experte sectorielle en serre, MAPAQ – Direction du développement des secteurs agroalimentaires
« L’étude du Conseil dresse un portrait saisissant du secteur de la construction québécois et confirme ce qui s’observe sur le terrain : innover est incontournable pour répondre aux défis de la construction et répondre aux besoins du secteur résidentiel à court et moyen termes. La durabilité, la qualité, la productivité, le volume passent entre autres par une modernisation des pratiques. C’est incontournable. De ce fait, l’APCHQ met en place des initiatives pour soutenir, renforcer et développer les compétences et capacités des entrepreneur•e•s en construction et en rénovation durable. »
- APCHQ
L’innovation au rythme des réalités régionales
Chaque région du Québec possède sa propre réalité économique, ses forces, ses défis. Le Baromètre permet de dresser des portraits régionaux de l’innovation. Ces diagnostics locaux nourrissent les prises de décision régionales et favorisent la mise en place d’actions alignées sur les besoins et les atouts du territoire.
« La région de Lanaudière a participé activement à cette initiative du Conseil et est devenue la première région du Québec à disposer d’un baromètre de l’innovation ainsi que des données plus récentes dans ce domaine. L’utilisation de ces informations et la mise en œuvre des actions qui en découlent permettent de renforcer la compétitivité des entreprises et du territoire grâce à une productivité accrue. »
- Pascale Lapointe-Manseau, Directrice générale, Lanaudière Économique
Vers une infrastructure de données de référence en innovation
Le chantier de mutualisation des données du Conseil vise à rassembler les acteurs de l’écosystème autour d’une ambition commune : transformer des données jusque-là dispersées dans diverses organisations en une intelligence collective au service de l’innovation. En interconnectant ces données, il devient possible de les analyser de façon approfondie, de les croiser entre elles, de comprendre leurs interactions et de dégager des constats inédits.
Ce chantier s’appuie sur l’infrastructure de données mutualisées par le Conseil et poursuit trois objectifs : favoriser la collaboration entre les partenaires, améliorer la mesure d’impact des interventions publiques et renforcer l’efficacité de l’accompagnement offert aux entreprises.
En fédérant les données issues de différents organismes de soutien à l’innovation, le Baromètre est dans une position privilégiée pour devenir l’infrastructure de référence au Québec. Il permet d’éclairer les décisions des chercheurs, des décideurs publics et des acteurs de terrain, tout en appuyant la mise en place de pratiques et politiques mieux adaptées aux réalités régionales et sectorielles. Ce chantier collectif représente une avancée majeure vers une intelligence d’affaires partagée au service du progrès économique et social du Québec.
« Afin de stimuler collectivement l’innovation, il est essentiel de la mesurer avec précision et de partager ces données à la communauté. Le Baromètre de l’innovation joue ce rôle clef en réunissant des acteurs variés, en provoquant les réflexions nécessaires et en structurant le tout autour d’une vision commune. C’est un privilège de collaborer à bâtir cette vision. »
- Vincent Fontaine-Richer, Architecte technologique, QuébecTech
« La collaboration 2024-2025 avec le Conseil de l’innovation du Québec a été une expérience stimulante et porteuse de sens. En tant que membre du comité aviseur, j’ai contribué à une réflexion écosystémique sur la gouvernance des données d’innovation, dans un contexte de mutualisation visant à enrichir l’intelligence collective issue du croisement de sources variées provenant de différents écosystèmes. Le comité a également œuvré à définir les fondements d’une saine gouvernance, essentielle pour instaurer la confiance et favoriser le partage de données entre partenaires. Ce dialogue s’est prolongé avec l’implication du Conseil dans Culturepédia, notre fiducie d’utilité sociale de données culturelles, renforçant ainsi l’enrichissement mutuel des approches. Merci au Conseil pour sa confiance! »
- Anastasia Vaillancourt, directrice générale adjointe de Culture pour tous



