Le gouvernement du Canada vient de présenter son Budget 2026, intitulé « Maîtres chez nous ». Un budget qui mise sur un « supercycle d’investissement » pour accroître la productivité et l’autonomie économique du pays. Ottawa place la commercialisation des innovations, l’accès au capital de croissance et l’intelligence artificielle souveraine au cœur de sa stratégie, dans un contexte où le commerce mondial se transforme et où les pays rivalisent pour attirer les capitaux et les talents. Pour le Québec, ces nouvelles mesures représentent des occasions à saisir pour les entreprises, les jeunes pousses, les centres de recherche, les universités et cégeps, les zones d’innovation et les acteurs de l’écosystème d’accompagnement.
Il est possible de consulter le budget complet sur le site du gouvernement du Canada.
Ce résumé a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle.
Le programme d’encouragements fiscaux pour la recherche scientifique et le développement expérimental (RS&DE) soutient les entreprises qui innovent, avec un crédit bonifié de 35 % pour certaines PME et un taux général de 15 %. L’an dernier, Ottawa avait élargi l’accès au crédit bonifié et porté à 6 M $ le plafond annuel de dépenses admissibles. Le Budget 2026 va plus loin en couvrant une partie du chemin vers le marché.
Le budget propose :
Pour l’écosystème québécois, cette mesure s’inscrit dans la continuité de l’objectif de miser sur la commercialisation comme levier de productivité.
Annoncée en septembre et désormais permanente, la Mégadéduction à la productivité prend appui sur la superdéduction instaurée l’an dernier. Elle permet aux entreprises de toutes tailles de déduire immédiatement le coût intégral de leurs nouveaux investissements, ce qui accélère le retour sur l’achat de machines, de matériel et de technologies.
Cela signifie :
Pour les PME manufacturières québécoises, c’est un levier direct pour accélérer l’automatisation, le virage numérique et l’adoption de technologies qui augmentent la productivité.
Pour retenir les fondateurs et les capitaux au pays, le budget propose de créer l’Incitatif canadien à la croissance, qui compterait deux volets :
Pour l’écosystème québécois des jeunes pousses, la mesure encourage le réinvestissement des réussites locales dans la prochaine génération d’entreprises.
Annoncée l’an dernier, la Stratégie d’investissement pour les entreprises en démarrage et en croissance se précise. Mise en œuvre par la Banque de développement du Canada (BDC), elle pourrait atteindre 750 M $ et vise à mobiliser des capitaux privés pour combler un manque de financement que le budget qualifie de persistant.
Cela comprend :
Pour les jeunes pousses québécoises, ces deux volets s’ajoutent aux outils déjà offerts par les fonds et les investisseurs d’ici, à un moment clé : celui de passer de la preuve de concept à l’expansion.
Donnant suite à l’examen annoncé l’an dernier, le budget présente de premières mesures pour que la valeur créée par les idées canadiennes reste au pays.
Cela inclut :
Pour les universités, les cégeps et les acteurs québécois de la valorisation de la recherche, les consultations annoncées seront l’occasion de faire valoir l’expérience du Québec en transfert technologique.
Issu du Fonds stratégique pour l’innovation créé en 2017, le Fonds de réponse stratégique appuie des projets d’envergure qui renforcent l’économie canadienne.
Le budget propose :
Pour les entreprises québécoises qui préparent des projets structurants, c’est une enveloppe à planifier dès maintenant.
Lancée en juin 2026, la Stratégie nationale en matière d’IA, L’IA pour tous, s’appuie sur un investissement initial de 2,7 milliards $. Depuis septembre, plusieurs annonces touchent directement le Québec : un investissement conjoint du Canada et de l’Allemagne de 150 M $ et de 100 M€ dans LoiZéro, l’organisation montréalaise fondée par Yoshua Bengio, et un consortium sur l’IA à code source ouvert réunissant Mila et Mozilla pour rendre les outils d’IA plus accessibles aux PME. À l’échelle canadienne, Ottawa a aussi annoncé 162 M $ sur cinq ans à Mitacs pour 10 000 placements professionnels liés à l’IA, et travaille à offrir aux étudiants des universités, des collèges et des cégeps un accès à des agents d’IA fiables (détails d’ici la fin de 2026).
Le budget y ajoute :
Pour le Québec, déjà reconnu grâce à Mila et à l’écosystème IA de Montréal, l’enjeu est désormais de convertir cette avance en adoption par les PME et en puissance de calcul accessible ici.
Le budget renforce les outils qui aident les entreprises à développer, démontrer et adopter des technologies propres.
Cela comprend :
Pour le Québec, qui mise sur son hydroélectricité, ces mesures offrent un appui concret aux PME en technologies propres.
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